Presse

L’affaire des Panama Papers

BLOC NOTES

Hier soir à 20h, le journal allemand Süddeutsche Zeitung a révélé les résultats d’une enquête de plus d’un an en collaboration avec quelque 100 rédactions réparties dans 76 pays, parmi lesquelles Le Monde, coordonnées par l’I.C.I.J. (International Consortium of Investigative Journalists). Le verdict est sans appel.

Après avoir eu accès à plusieurs milliers de documents qu’ils ont compilés, triés, vérifiés, le collectif de journalistes à l’origine de l’annonce l’affirme : entre autres personnes anonymes, une dizaine de chefs d’État, des milliardaires célèbres, des grands noms du sport et certaines célébrités auraient recouru à des comptes offshores pour dissimuler leurs actifs. Les « Panama Papers », ainsi qu’ils ont été nommés, mentionnent aussi des membres du gouvernement de six pays – l’Arabie saoudite, l’Argentine, les Émirats arabes unis, l’Islande, le Royaume-Uni et l’Ukraine – et des proches et associés de chefs politiques de plus de 40 autres pays tels que l’Afrique du Sud, la Chine, la Corée du Sud, le Brésil, la France, l’Inde, la Malaisie, le Mexique, le Pakistan, la Russie et la Syrie.

À l’origine de ces informations, les archives d’un cabinet d’avocats basé au Panama, Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de société offshore depuis la fin des années 1970. Elles auraient permis l’établissement de ces listes. Une telle divulgation, aussi compromettante pour ses cibles, constitue à ce jour la plus grande fuite de données de l’histoire.

Les répercussions de ce scandale mémorable risquent fort de s’étendre lors de prochains procès. Pour ma part, je félicite les lanceurs d’alerte à l’initiative de ces révélations, ainsi que nos confrères journalistes y ayant participé, pour leur courage et leur volonté dans cette quête de vérité.

Commentaires

fezgez

Bravo

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